🧬 Guide des tests génétiques en marque blanche — le savoir-faire pratique pour lancer votre propre marque de tests génétiques et recourir à un laboratoire à façon.

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Guide des tests génétiques en marque blanche

Droit : proposer des tests génétiques sous votre propre marque en Allemagne, en Autriche et en Suisse

Vérifié par Dr Daniel Wallerstorfer, biologiste moléculaire et fondateur de Novogenia · Mis à jour le 13 octobre 2026 · Temps de lecture : 14 min

En bref

Pour votre propre marque de tests génétiques, c’est la finalité de chaque analyse qui détermine les règles applicables. Vous pouvez proposer sous votre marque des analyses lifestyle portant sur la nutrition, le sport ou le bien-être. Les analyses médicales passent par des médecins partout où la loi l’exige : en Allemagne, avec réserve médicale, consentement, information et conseil (§ 7–10 GenDG) ; en Autriche, les types 3 et 4 uniquement dans des établissements agréés et sur prescription d’un médecin spécialiste (§ 68 GTG). La Suisse réglemente aussi les analyses lifestyle : certains professionnels de la santé les prescrivent, le prélèvement de l’échantillon a lieu en leur présence, les tests à domicile sont exclus et l’information écrite mentionne le laboratoire (art. 13, 32 et 34 LAGH).

Votre marque est la façade – le droit est la structure porteuse

En marque blanche, le kit, le rapport et la plateforme portent votre marque. Le logo, les couleurs, l’emballage et le ton sont la façade de votre maison – et c’est vous qui la concevez. Vous ne concevez pas la structure porteuse, qui décide quels murs supportent la charge : qui peut prescrire une analyse, qui communique le résultat, quel laboratoire doit être nommé et si un kit peut tout simplement être envoyé par la poste à votre client.

L’Allemagne, l’Autriche et la Suisse construisent cette structure différemment, mais à partir du même point de départ : c’est la finalité qui décide, et non la technique de laboratoire. Une analyse puissance ou endurance obéit à d’autres règles qu’une analyse de risque de maladie – même à partir du même échantillon de salive. Voici ce que cela signifie pour votre marque ; il s’agit de repères, et non d’un conseil juridique. Pour le point de vue des praticiens, voir Qui peut proposer des tests génétiques ?.

La première question : lifestyle ou médical ?

Avant de finaliser votre portefeuille, classez chaque analyse ; chaque loi trace la limite différemment :

PaysQuand une analyse est médicaleBase juridique
AllemagneElle vise à clarifier, entre autres : une maladie ou un trouble de la santé existant, des caractéristiques génétiques qui peuvent déclencher une maladie ou un trouble de la santé en association avec des facteurs externes, des caractéristiques qui peuvent influencer l’effet d’un médicament, ou une maladie qui ne surviendra qu’à l’avenir.§ 3, points 7 et 8, GenDG
AutricheElle permet de se prononcer sur un statut de porteur, un risque de maladie, une maladie existante ou l’évolution d’une maladie ou d’une thérapie.§ 4, point 23, et § 65 GTG
SuisseAnalyses diagnostiques, présymptomatiques et prénatales et autres analyses à des fins médicales – y compris expressément des thèmes comme les intolérances alimentaires, les troubles du métabolisme ou un risque élevé de blessures sportives.art. 19 LAGH, art. 37, al. 2, OAGH

Ce qui compte, c’est ce que l’analyse doit permettre de clarifier et la façon dont le rapport formule le résultat. Un rapport qui transforme une question nutritionnelle en affirmation sur un risque de maladie change de voie. Les thèmes adaptés à votre marque : Choisir le bon portefeuille de tests.

Allemagne : les tests génétiques médicaux sont une prestation médicale

La loi allemande sur le diagnostic génétique (Gendiagnostikgesetz, GenDG) s’applique aux examens génétiques à des fins médicales, à la détermination de la filiation ainsi que dans le domaine des assurances et du travail (§ 2, alinéa 1) ; les analyses qui ne servent aucune de ces finalités, comme le type puissance ou endurance, n’y sont pas mentionnées. Pour tout ce qui est médical, la loi établit une chaîne fixe :

En Allemagne, les analyses médicales sont donc une prestation médicale : votre marque ne peut ni assurer l’information ni communiquer le résultat. La pharmacogénétique est expressément considérée comme un examen diagnostique (§ 3, point 7, lettre c) – pour en savoir plus : guide de la pharmacogénétique.

Autriche : quatre types et une licence

En Autriche, la loi sur le génie génétique (Gentechnikgesetz, GTG) réglemente les analyses génétiques chez l’être humain. Une « analyse génétique » est une analyse de laboratoire qui permet de se prononcer sur un statut de porteur, un risque de maladie, une maladie existante ou l’évolution d’une maladie ou d’une thérapie (§ 4, point 23). Pour les finalités médicales, le § 65, alinéa 1, distingue quatre types – du type 1 (modifications somatiques, c’est-à-dire acquises) au type 4 (une prédisposition à une maladie pour laquelle ni prophylaxie ni thérapie ne sont possibles).

Les analyses qui ne permettent aucune de ces affirmations ne relèvent pas du § 4, point 23. Le § 65 GTG ne mentionne pas expressément la pharmacogénétique ; pour son classement en Autriche, voir le guide de la pharmacogénétique.

Suisse : qui prescrit, où l’échantillon est-il prélevé, qui est nommé ?

La Suisse réglemente l’analyse génétique dans la loi fédérale sur l’analyse génétique humaine (LAGH, en allemand GUMG) et son ordonnance (OAGH, en allemand GUMV) – expressément aussi en dehors de la médecine, contrairement à l’Allemagne et à l’Autriche. La LAGH distingue trois catégories :

Les analyses lifestyle de la catégorie intermédiaire s’accompagnent de règles qui façonnent votre modèle d’affaires :

Trois pays, une marque : la comparaison

QuestionAllemagneAutricheSuisse
Analyses lifestyle (nutrition, sport, bien-être)non mentionnées dans le champ d’application de la GenDG (§ 2, alinéa 1) ; attention à la limite du § 3, point 7non couvertes tant qu’elles ne permettent aucune affirmation au sens du § 4, point 23, GTGuniquement via les professionnels de la santé énumérés à l’art. 40 OAGH, prélèvement en leur présence (art. 34 LAGH)
Analyses médicalesréserve médicale (§ 7) ; consentement, information, conseil (§ 8–10)types 3 et 4 : établissement agréé, prescription par un médecin spécialiste (§ 68) ; types 2–4 : information et conseil (§ 69)prescription par des médecins (art. 20) ; autorisation du laboratoire (art. 28)
Communication du résultatpar le médecin responsable à la personne testée (§ 11)uniquement aux personnes énumérées au § 71, alinéa 2, ou avec un consentement écritdomaine médical : par le médecin ou un spécialiste mandaté (art. 26) ; sinon uniquement les résultats pertinents au regard du but (art. 33)
Employeurs et assureursne peuvent ni exiger d’analyses, ni recevoir ou utiliser des résultats (§ 18, 19 ; exception pour les sommes assurées très élevées)interdiction de recueillir, de demander, d’accepter et d’utiliser des résultats (§ 67 ; exception étroite pour les résultats de type 1 chez les assureurs)ne peuvent ni exiger d’analyses non médicales, ni demander ou utiliser des données non pertinentes du point de vue médical (art. 37)

Ce que cela signifie pour votre marque blanche

La structure porteuse se traduit par des règles de construction claires pour votre offre :

  1. Le lifestyle sous votre marque : vous pouvez proposer sous votre propre nom des analyses sur la nutrition, le poids, le sport, le stress et la peau, avec kit, rapport et, sur demande, une plateforme à vos couleurs ; en Allemagne et en Autriche, le laboratoire reste en arrière-plan.
  2. Le médical uniquement par des médecins : lorsque la législation nationale l’exige, les analyses médicales passent par des médecins. Ne promettez pas ici une solution invisible : pour les analyses médicales de prévention, le compte rendu médical nomme le laboratoire qui réalise l’analyse et l’instance responsable du compte rendu.
  3. La Suisse comme projet à part entière : les kits vendus directement aux consommateurs ne conviennent pas aux analyses lifestyle dans ce pays ; un modèle dans lequel des professionnels énumérés à l’art. 40 OAGH – comme des pharmaciens ou des droguistes ES – prescrivent l’analyse et prélèvent l’échantillon en leur présence convient en revanche. Comme l’information écrite mentionne le laboratoire qui réalise l’analyse (art. 32 LAGH), la promesse « le laboratoire reste invisible » ne s’applique pas pleinement en Suisse – pas plus que le simple kit à domicile.
  4. Le kit correspond à la finalité : les analyses lifestyle et médicales utilisent des kits de prélèvement classés différemment – pour en savoir plus : Kits de prélèvement salivaire : dispositif médical ou non ?.
  5. Vos mots, votre responsabilité : vendre sous votre propre nom signifie assumer votre communication : les résultats lifestyle sont un rapport, et non un compte rendu médical, et la publicité ne promet ni diagnostic ni guérison.
  6. Protection des données dès le premier jour : les données génétiques bénéficient d’une protection particulière, même dans les analyses lifestyle – pour en savoir plus : Protection des données pour les tests génétiques en marque blanche.

Checklist : avant le lancement de votre marque

Questions fréquentes

Puis-je vendre des tests génétiques médicaux sous ma propre marque ?
Lorsque la législation nationale l’exige, les analyses médicales passent par des médecins : en Allemagne en vertu du § 7 GenDG, en Autriche pour les types 3 et 4 en vertu du § 68 GTG, et en Suisse en vertu de l’art. 20 LAGH. En Suisse, la publicité auprès du public pour les analyses génétiques médicales est en outre interdite ; l’interdiction ne s’applique pas aux personnes habilitées à les prescrire (art. 14 LAGH). Sous votre marque, vous proposez des analyses lifestyle.
Puis-je envoyer des kits salivaires par la poste à des consommateurs en Suisse ?
Pas pour les analyses portant sur l’alimentation, l’activité sportive et le bien-être : elles sont prescrites par un professionnel de la santé énuméré à l’art. 40 OAGH, et le prélèvement de l’échantillon a lieu en sa présence (art. 34, al. 3, LAGH). Les autotests ne peuvent être remis que pour d’autres analyses, comme la couleur des cheveux ou le goût (art. 13 LAGH). Les analyses médicales sont prescrites par des médecins (art. 20 LAGH).
Le laboratoire doit-il être nommé si je propose un test en marque blanche ?
En Suisse, oui : l’information écrite mentionne le laboratoire qui réalise l’analyse ainsi que les éventuels entreprises et laboratoires à l’étranger qui y participent (art. 32 LAGH). Pour les analyses médicales de prévention, le compte rendu médical nomme le laboratoire qui réalise l’analyse et l’instance responsable du compte rendu. Pour les analyses lifestyle en Allemagne et en Autriche, le laboratoire reste en arrière-plan ; vos informations sur la protection des données doivent toutefois indiquer les destinataires ou les catégories de destinataires (art. 13, par. 1, point e, du RGPD).
Un laboratoire en Autriche peut-il analyser des échantillons provenant de Suisse ?
Oui, sous conditions : le laboratoire garantit une réalisation conforme à l’état des connaissances scientifiques et de la technique, dispose d’un système de gestion de la qualité approprié, est habilité dans son propre pays, et la personne concernée a donné son accord écrit (art. 36 en relation avec l’art. 29 LAGH). Un laboratoire en Suisse, en revanche, doit obtenir une autorisation de l’Office fédéral de la santé publique (art. 35 LAGH).
Qu’est-ce qui s’applique si un employeur ou un assureur propose mes tests génétiques ?
En règle générale, les employeurs et les assureurs ne peuvent ni recevoir ni utiliser des résultats génétiques : en Allemagne en vertu des § 18 et 19 GenDG (avec une exception pour les sommes assurées très élevées), en Autriche en vertu du § 67 GTG et en Suisse en vertu de l’art. 37 LAGH. Concevez l’offre de manière que seule la personne testée reçoive le résultat.

À lire aussi: Qui peut proposer des tests génétiques ? · Kits de prélèvement salivaire : dispositif médical ou non ? · Protection des données pour les tests génétiques en marque blanche

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