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Ce que vous pouvez proposer : analyse lifestyle ou analyse génétique médicale
Le fait que vous puissiez proposer une analyse génétique dépend de sa finalité. En tant que partenaire, vous pouvez proposer des analyses lifestyle portant sur la nutrition, le poids, le sport et la performance, le stress et la peau – dans le respect des règles de votre pays et de votre profession. Les analyses médicales relèvent des médecins partout où la loi l’exige : en Allemagne, seuls les médecins peuvent réaliser des examens génétiques diagnostiques (§ 7 GenDG) – les Heilpraktiker ne le peuvent pas. En Autriche, la pharmacogénétique est le seul test médical que la loi autorise sans médecin ; c’est votre droit professionnel qui détermine si votre profession peut le proposer. La Suisse réglemente aussi les analyses lifestyle : seules les professions énumérées à l’art. 40 OAGH peuvent les prescrire, et le prélèvement a lieu en leur présence.
Deux catalogues, une limite claire
Novogenia propose deux types d’analyses génétiques. Le premier couvre la nutrition, le poids, le sport et la performance, le stress et la peau. Le second porte sur des thèmes comme les prédispositions aux maladies cardiovasculaires ou les facteurs de coagulation. Pour le laboratoire, le parcours est similaire : un échantillon de salive, une analyse, un rapport. Sur le plan juridique, une limite claire les sépare. Les partenaires peuvent proposer le premier groupe. Le second se compose d’analyses génétiques médicales – et celles-ci ne sont disponibles que par l’intermédiaire de médecins.
Ce qui les distingue, ce n’est pas la technique, mais la finalité. Imaginez un interrupteur : le même échantillon de salive peut être placé sur « lifestyle » ou sur « médecine » – selon la question à laquelle l’analyse doit répondre. Dès que l’interrupteur est placé sur médecine, la réserve médicale, les obligations d’information et le conseil génétique s’appliquent. Cet article vous montre où se trouve cet interrupteur en Allemagne, en Autriche et en Suisse, et ce que cela signifie pour votre profession. Il vous donne des repères, mais ne remplace pas un conseil juridique dans un cas particulier. Vous trouverez la comparaison détaillée par pays dans le Guide de la nutrigénétique, sous Qui peut proposer des tests génétiques ?
Lifestyle ou médecine : comment faire la différence
| Question | Analyse lifestyle | Analyse médicale |
|---|---|---|
| Ce qu’elle clarifie | comment l’organisme transforme les nutriments, réagit à l’entraînement ou gère le stress | une maladie, un trouble de la santé, un risque de maladie ou l’effet de médicaments |
| Thèmes | nutrition, poids, sport et performance, stress, peau | par exemple prédisposition cardiovasculaire ou facteurs de coagulation ; pharmacogénétique |
| Qui la propose | vous, en tant que partenaire, dans le respect des règles de votre pays et de votre profession | partout où la loi l’exige, uniquement des médecins |
| Qui l’interprète | Novogenia | des médecins |
| Kit de prélèvement | produit non médical | dispositif médical |
Avant chaque analyse, posez-vous donc la question : que doit-elle clarifier ? « À quelle vitesse mon organisme dégrade-t-il la caféine ? » est une question lifestyle. « Pourquoi mon cœur s’emballe-t-il ? » est une question médicale – quels que soient les gènes que le laboratoire lit pour y répondre.
Allemagne : réserve médicale et art de guérir
La loi allemande sur le diagnostic génétique (Gendiagnostikgesetz, GenDG) trace la limite au niveau de la finalité médicale. Un examen génétique est diagnostique lorsqu’il vise notamment à clarifier une maladie ou un trouble de la santé existants, ou à déterminer si sont présentes des caractéristiques génétiques qui, en association avec des facteurs externes, peuvent déclencher une maladie ou un trouble de la santé ou influencer l’effet d’un médicament (§ 3, point 7, GenDG). Seuls les médecins peuvent réaliser de tels examens, et seuls les médecins spécialistes en génétique humaine ou les médecins disposant d’une qualification appropriée peuvent réaliser des examens prédictifs (§ 7, alinéa 1, GenDG).
Pour les professionnels de santé qui ne sont pas médecins, une deuxième loi s’applique : la loi allemande sur les Heilpraktiker (Heilpraktikergesetz, HeilprG). Selon cette loi, l’exercice de l’art de guérir (Heilkunde) désigne toute activité exercée à titre professionnel ou commercial visant à diagnostiquer, guérir ou soulager des maladies, des souffrances ou des lésions corporelles chez l’être humain (§ 1, alinéa 2, HeilprG). Quiconque veut l’exercer sans être autorisé à exercer comme médecin a besoin d’une autorisation (§ 1, alinéa 1) ; l’exercer sans autorisation constitue une infraction pénale (§ 5 HeilprG). Ce que cela signifie pour vous :
- Les Heilpraktiker peuvent exercer l’art de guérir – mais ne peuvent pas réaliser d’examens génétiques à des fins médicales. Utilisez les analyses lifestyle comme élément lifestyle, jamais pour rechercher la cause de symptômes. Pour en savoir plus : Pour les Heilpraktiker et naturopathes.
- Les conseillers en nutrition, kinésithérapeutes et coachs sans autorisation de Heilpraktiker restent doublement du côté lifestyle : pas d’analyse génétique médicale (GenDG) et pas de diagnostic ni de traitement de maladies (HeilprG). Tout ce que votre profession permet au-delà relève de votre droit professionnel.
- La pharmacogénétique est médicale en Allemagne (§ 3, point 7, lettre c, GenDG) et relève des médecins.
Le champ d’application de la GenDG ne mentionne pas les analyses lifestyle sans finalité médicale (§ 2, alinéa 1). La page de Novogenia Qui peut réaliser quoi ? le résume : les analyses génétiques qui ne se prononcent pas sur des maladies ou des risques de maladie peuvent aussi être proposées par des nutritionnistes, des coachs sportifs ou des praticiens de médecines alternatives.
Autriche : loi sur le génie génétique et réserve médicale
La loi autrichienne sur le génie génétique (Gentechnikgesetz, GTG) couvre les analyses génétiques qui permettent de se prononcer sur un statut de porteur, un risque de maladie, une maladie existante ou l’évolution d’une maladie ou d’une thérapie (§ 4, point 23). Les analyses de prédispositions à des maladies ne peuvent être réalisées que sur prescription d’un médecin spécialiste (§ 68, alinéa 1, GTG). Les analyses lifestyle qui ne permettent aucune de ces affirmations ne relèvent pas de cette définition.
La loi sur les médecins est au moins aussi importante pour vous. Elle range notamment dans l’exercice de la médecine l’examen visant à détecter des maladies, leur traitement, la prévention des maladies et la prescription de médicaments (§ 2, alinéa 2, de la loi autrichienne sur les médecins (Ärztegesetz 1998)). L’exercice autonome de ces activités est réservé aux médecins (§ 3, alinéa 1, Ärztegesetz 1998). Pour votre conseil lifestyle, cela signifie : parlez de nutrition, d’entraînement et de bien-être – pas de prévention des maladies.
Pharmacogénétique : en Autriche, c’est le seul test médical que la loi autorise sans médecin – les partenaires peuvent la proposer dans ce pays. C’est toutefois votre droit professionnel qui détermine si votre profession peut le faire. Et la prescription de médicaments reste une tâche médicale : vous ne recommandez pas d’arrêter un médicament, d’en changer ou d’en modifier la dose, mais vous orientez votre client vers le médecin traitant. Tout ce qu’il faut savoir figure dans le Guide de la pharmacogénétique.
La profession de Heilpraktiker n’existe pas en Autriche (pour en savoir plus : Pour les Heilpraktiker et naturopathes). La façon dont les règles autrichiennes s’appliquent aux différentes professions est examinée dans Autriche et Suisse : des règles différentes.
Suisse : même le lifestyle exige le bon professionnel
La Suisse va encore plus loin. La loi fédérale sur l’analyse génétique humaine (LAGH, en allemand GUMG) réglemente expressément aussi les analyses génétiques en dehors du domaine médical, par exemple celles qui portent sur des caractéristiques physiologiques dont la connaissance peut avoir une influence sur le mode de vie (art. 31, al. 1). Selon son ordonnance d’exécution (OAGH, en allemand GUMV), il s’agit en particulier de l’alimentation, de l’activité sportive et du bien-être général (art. 37, al. 1). Pour ces analyses :
- Seules les professions énumérées peuvent les prescrire : des professionnels de la santé habilités à exercer leur activité sous leur propre responsabilité professionnelle et ayant acquis des connaissances en génétique humaine (art. 34, al. 1, LAGH). L’art. 40 OAGH énumère les médecins, pharmaciens, psychologues, droguistes ES et – pour déterminer des caractéristiques physiologiques – les diététiciens diplômés HES, physiothérapeutes HES, chiropracticiens et ostéopathes.
- Absents de la liste : les coachs santé et les naturopathes (Naturheilpraktiker). Ils travaillent avec un professionnel figurant sur la liste, qui prescrit l’analyse.
- Prélèvement en leur présence : le prélèvement de l’échantillon a lieu en présence de la personne ayant prescrit l’analyse (art. 34, al. 3, LAGH). Les autotests ne sont pas autorisés pour ces analyses (art. 13 LAGH).
- Toujours médicales : les analyses qui renseignent notamment sur les intolérances alimentaires, les troubles du métabolisme, un risque élevé de blessures sportives, ou sur les maladies, les allergies et les inflammations (art. 37, al. 2, OAGH).
- La pharmacogénétique est médicale. Elle peut être prescrite par des médecins et, à certaines conditions, par des médecins-dentistes, des pharmaciens et des chiropracticiens (art. 5 à 8 OAGH). Le conseil nutritionnel, la physiothérapie, le coaching et la naturopathie n’en font pas partie.
Qui peut faire quoi ? Les quatre professions en un coup d’œil
| Profession | Allemagne | Autriche | Suisse |
|---|---|---|---|
| Heilpraktiker / naturopathe | analyses lifestyle : oui ; analyses génétiques médicales : non, malgré l’autorisation de Heilpraktiker (§ 7 GenDG) | la profession ne peut pas être exercée | absent de l’art. 40 OAGH : uniquement en collaboration avec un professionnel figurant sur la liste |
| Conseil nutritionnel et diététique | analyses lifestyle : oui ; pas d’exercice de l’art de guérir sans autorisation | analyses lifestyle dans le cadre de votre droit professionnel | les diététiciens diplômés HES peuvent les prescrire (caractéristiques physiologiques) |
| Kinésithérapie / physiothérapie | analyses lifestyle : oui ; au-delà, c’est votre droit professionnel qui s’applique | analyses lifestyle dans le cadre de votre droit professionnel | les physiothérapeutes HES peuvent les prescrire ; le risque de blessure est médical |
| Coaching santé | analyses lifestyle : oui ; pas d’art de guérir, pas de diagnostics | analyses lifestyle dans le cadre de votre activité commerciale ; ne promettez pas de prévention des maladies | absent de l’art. 40 OAGH : uniquement en collaboration avec un professionnel figurant sur la liste |
Partout, la même règle s’applique : la protection de votre titre professionnel et ce qu’il vous autorise à faire relèvent de votre droit professionnel – les analyses génétiques n’y changent rien. Les détails pour chaque profession figurent dans Pour les conseillers en nutrition et diététiciens, Pour les kinésithérapeutes et Pour les coachs santé.
La limite au quotidien : cinq signaux d’alerte
Le fait qu’une analyse reste du côté lifestyle ne devient souvent clair qu’au cours de l’entretien. Face à ces signaux, le chemin mène au médecin :
- Votre client présente des symptômes et espère que l’analyse en trouvera la cause.
- Une personne veut savoir si elle porte une prédisposition à une maladie.
- Des intolérances doivent être recherchées.
- La conversation porte sur des médicaments – arrêt, changement, modification de la dose.
- Une grossesse, une maladie ou un trouble du comportement alimentaire est en jeu.
Vos mots comptent aussi. Lorsqu’un rapport qualifie un gène d’« altéré », cela ne signifie pas « malade ». Si vous transformez un résultat lifestyle en risque de maladie, vous changez la finalité – et avec elle la situation juridique. Comment expliquer proprement les résultats : c’est l’objet de La consultation : expliquer les résultats ; ce que vous pouvez dire dans votre publicité, celui de Droit professionnel et publicité : titres, allégations.
Questions fréquentes
Un Heilpraktiker peut-il proposer des tests génétiques médicaux en Allemagne ?
Quand une analyse lifestyle devient-elle médicale ?
Puis-je proposer la pharmacogénétique en Autriche ?
Puis-je proposer des analyses lifestyle en tant que coach en Suisse ?
Que faire si un client vient me voir avec des symptômes ?
À lire aussi: Qui peut proposer des tests génétiques ? · Guide de la pharmacogénétique · Qui peut réaliser quoi ?
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Soumettre un projet →Offre pour les naturopathesRemarque : Ce guide fournit des informations générales destinées aux entreprises et aux professionnels et ne remplace pas un avis médical ou juridique. Les caractéristiques génétiques déterminées dans une analyse génétique sont bien documentées (chaque gène inclus est étayé par au moins trois études indépendantes) ; les recommandations qui en découlent sont des conclusions logiques, non prouvées scientifiquement. La réglementation peut évoluer ; sous réserve d’erreurs et de modifications.
