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Guide de la gestion du poids

Bâtir un programme de gestion du poids : quatre composantes, trois phases

Vérifié par Dr Daniel Wallerstorfer, biologiste moléculaire et fondateur de Novogenia · Mis à jour le 15 octobre 2026 · Temps de lecture : 11 min

En bref

Un bon programme de gestion du poids associe quatre composantes : l’analyse génétique comme point de départ personnel, un plan pour l’alimentation et l’activité physique, un accompagnement régulier et – en option – des compléments alimentaires personnalisés. Il se déroule en trois phases : démarrage, changement et stabilisation. La recherche montre que les programmes fonctionnent le mieux lorsqu’ils combinent alimentation et activité physique, s’appuient sur des objectifs et l’autosurveillance et prévoient des contacts fréquents. L’analyse génétique donne à chaque composante une raison personnelle.

Ce qui fait fonctionner un programme de gestion du poids

Quels ingrédients font le succès d’un programme alimentaire et d’activité physique ? Pour le découvrir, une équipe de recherche a évalué 30 revues systématiques de programmes destinés à des adultes présentant un risque accru de diabète de type 2 (Greaves et al., BMC Public Health, 2011). Le résultat se lit comme une notice de montage : les programmes fonctionnaient mieux lorsqu’ils agissaient à la fois sur l’alimentation et sur l’activité physique, mobilisaient le soutien social et utilisaient des techniques éprouvées de changement de comportement. Des contacts plus fréquents et des outils comme la fixation d’objectifs et l’autosurveillance étaient également associés à un plus grand succès.

La conclusion logique : un programme de gestion du poids est plus qu’un plan de repas. Pensez-y comme à la construction d’une maison. L’analyse génétique est l’étude de sol – elle montre où le terrain est solide pour votre client et où un soutien supplémentaire est nécessaire. Le plan, l’accompagnement et les mesures constituent la conduite du chantier. Voici comment assembler quatre composantes et les faire vivre en trois phases.

Les quatre composantes en un coup d’œil

ComposanteCe qu’elle apporteSignes d’une bonne mise en œuvre
1. Analyse génétiquemontre les tendances génétiques concernant le type alimentaire, l’activité physique, la satiété, la préservation musculaire et l’effet yo-yoLes résultats ont été confrontés au quotidien de votre client.
2. Plan alimentaire et d’activité physiquetraduit ces tendances en quelques habitudes concrètesLe plan s’intègre au quotidien et peut être mesuré.
3. Accompagnementfait avancer le programme : rendez-vous, retours, ajustementsLes rendez-vous de suivi sont planifiés, les progrès sont documentés.
4. Compléments alimentaires (facultatifs)complètent l’apport en nutriments, avec un dosage personnaliséIls sont présentés comme un complément à l’alimentation, jamais comme un produit amaigrissant.

Composante 1 : l’analyse génétique comme point de départ personnel

L’analyse lifestyle consacrée au poids montre des tendances génétiques : si votre client est plutôt sensible aux graisses ou aux glucides, si l’activité physique ou la réduction calorique est pour lui le levier le plus important, comment la faim et la satiété se manifestent, dans quelle mesure la masse musculaire est préservée pendant la perte de poids et quelle est l’intensité de la tendance à l’effet yo-yo. Des gènes comme FTO, PPARG, FABP2, APOA2, ADRB2 et ADRB3 jouent ici un rôle.

L’analyse est non médicale : elle ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas un examen médical. Sa force est ailleurs – elle donne à chaque recommandation une raison personnelle. « Mangez moins gras » est un conseil. « D’après vos gènes, votre organisme est sensible aux graisses ; c’est donc précisément cette étape qui vous apportera le plus » est un plan dont on se souvient. Ce que la recherche montre sur les différents gènes est traité dans Gènes et poids : ce que montre la recherche et dans Gestion du poids et gènes.

Suisse : les analyses génétiques portant sur des caractéristiques comme le comportement alimentaire ou l’activité physique ne peuvent y être prescrites que par certains professionnels de la santé, notamment les médecins, les pharmaciens et les diététiciens diplômés HES (art. 37, al. 1, et art. 40 OAGH). L’échantillon de salive est prélevé en présence du professionnel prescripteur (art. 34, al. 3, LAGH), et les analyses portant sur des troubles du métabolisme relèvent du domaine médical (art. 37, al. 2, OAGH). Les coachs et les studios en Suisse travaillent donc avec un tel professionnel. En Allemagne et en Autriche, vous proposez des analyses lifestyle dans le respect des règles de votre pays – pour plus de détails, consultez Qui peut proposer des tests génétiques ?

Composante 2 : le plan alimentaire et d’activité physique

Le plan transpose le rapport dans le quotidien. L’essentiel est qu’il associe alimentation et activité physique – c’est précisément ce qui distinguait les programmes les plus efficaces dans la revue de Greaves et de ses collègues. Priorités typiques, déduites logiquement des thèmes de l’analyse :

Le rôle des glucides, des graisses et des protéines dans le métabolisme est expliqué dans Métabolisme : glucides, graisses, protéines. Et pourquoi une approche personnalisée peut être payante : dans une étude interne de Novogenia menée auprès de 302 personnes, les participants suivant un régime fondé sur les gènes ont perdu environ 2,4 fois plus de poids qu’avec un régime standard (Notre approche scientifique expliquée). C’est un résultat d’étude, et non une promesse pour une personne donnée ; pour en savoir plus : Régime fondé sur les gènes : ce que montre notre étude.

Composante 3 : l’accompagnement fait avancer le programme

Un plan sur papier ne change rien à lui seul. Ce qui fait la différence, c’est ce qui se passe entre les rendez-vous. Une revue systématique de 22 études a constaté de manière constante une association entre l’autosurveillance – journal alimentaire, carnet d’activité physique, pesée régulière – et la perte de poids (Burke et al., Journal of the American Dietetic Association, 2011).

Pour votre programme, cela signifie : fixez des rendez-vous de suivi, faites des retours sur les carnets et ajustez le plan lorsqu’un levier ne fonctionne pas. Comment motiver les clients, fixer des objectifs réalistes et organiser les points d’étape est traité dans Accompagnement et motivation : tenir dans la durée.

Composante 4 (facultative) : les compléments alimentaires personnalisés

Quand on mange moins, il reste moins de place pour les vitamines et les minéraux. Des compléments alimentaires personnalisés peuvent compléter l’apport – dosés individuellement en fonction des gènes, d’un questionnaire et des valeurs sanguines. Ils sont un complément, et non un produit amaigrissant : l’étude interne porte sur une alimentation fondée sur les gènes, et non sur des compléments alimentaires. Pour savoir quelles allégations relatives au poids sont autorisées, consultez Compléments alimentaires dans les programmes de gestion du poids.

Trois phases : du démarrage à la stabilisation

  1. Démarrage – adéquation, information, état initial : clarifier les objectifs et les attentes, vérifier s’il existe des raisons de consulter d’abord un médecin (voir Limites : quand passer le relais au médecin), obtenir le consentement écrit, prélever l’échantillon de salive. Pendant que le laboratoire réalise l’analyse, le journal alimentaire et les premières mesures démarrent.
  2. Changement – rapport, plan, accompagnement rapproché : lors de l’entretien de restitution, vous convenez de quelques priorités. Suivent des rendez-vous réguliers au cours desquels vous examinez les carnets et les mesures et affinez le plan.
  3. Stabilisation – maintenir le poids : une fois l’objectif atteint, la phase la plus importante commence. L’accompagnement devient moins fréquent, mais ne s’arrête pas. La façon de réussir cette phase est traitée dans Éviter l’effet yo-yo.

Il n’y a pas de durée de programme fixe. Basez-vous sur l’objectif de votre client – et planifiez la phase de stabilisation dès le premier jour au lieu de l’ajouter à la fin.

Un programme de gestion du poids collecte des données sensibles. En vertu du RGPD, les données génétiques et les données concernant la santé font partie des catégories particulières de données à caractère personnel (article 9 du RGPD). Le poids et le tour de taille peuvent aussi constituer des données concernant la santé s’ils révèlent des informations sur l’état de santé d’une personne (article 4, point 15, du RGPD). En Suisse, les données génétiques et les données sur la santé sont des données personnelles sensibles (art. 5, let. c, LPD).

Clarifiez donc par écrit, dès le départ, quelles données vous collectez, à quelles fins vous les utilisez, qui voit le rapport et combien de temps vous conservez les mesures. Pour en savoir plus : Données génétiques et RGPD.

Mesurer ce qui compte

Ce que vous mesurez, vous pouvez en discuter. Quatre mesures simples suffisent pour commencer : poids, tour de taille, journal alimentaire et ressenti de votre client. Ajoutez-y la question de savoir si le plan fonctionne bien au quotidien. Notez l’état initial lors de la première séance et comparez-le à chaque suivi – ainsi, les progrès deviennent visibles même lorsque la balance stagne un moment.

Ces chiffres sont destinés à vous et à votre client, pas à la publicité. Pour les allégations de santé portant sur des denrées alimentaires, les allégations faisant référence au rythme ou à l’importance de la perte de poids ne sont pas autorisées (article 12, point b, du règlement (CE) n° 1924/2006). Ce qui s’applique à la publicité pour votre programme est expliqué dans Publicité sur la perte de poids : ce qui est permis ; la façon d’évaluer de manière responsable les résultats d’un groupe pilote est traitée dans Lancement : projet pilote et offre.

Formats pour différents prestataires

PrestataireFormat possiblePoints de vigilance
Conseil en nutritionprogramme comprenant analyse, entretien de restitution et suivisrelier étroitement le plan au journal alimentaire
Coachingprogramme d’accompagnement centré sur les habitudes et la motivationconfier les questions nutritionnelles liées à des pathologies à des professionnels qualifiés ; en Suisse, travailler avec un professionnel habilité
Salle de sportl’analyse comme porte d’entrée, entraînement axé sur l’activité physique et la préservation musculairedélimiter clairement la partie nutrition ; en Suisse, prélèvement uniquement sur place, en présence du professionnel prescripteur (pour en savoir plus : La longévité en salle de sport)
Pharmacieanalyse et compléments alimentaires personnalisés sous forme de forfait de conseils’informer sur les médicaments et les maladies préexistantes
Cliniqueprogramme lifestyle en complément de la prise en charge médicaleLe traitement de l’obésité reste une tâche médicale ; présentez clairement le programme comme une offre lifestyle.

Checklist pour votre programme

Questions fréquentes

Combien de temps doit durer un programme de gestion du poids ?
Il n’y a pas de durée fixe. Basez-vous sur l’objectif de votre client et prévoyez dès le départ trois phases : démarrage, changement et stabilisation. La stabilisation n’est pas un ajout, mais une partie intégrante du programme – c’est là que se joue le maintien du poids perdu.
Chaque client a-t-il besoin d’une analyse génétique ?
Non. Elle est particulièrement intéressante pour les personnes qui ont déjà beaucoup essayé et recherchent une stratégie qui leur convient, ainsi que pour toutes celles à qui une raison personnelle aide à persévérer. L’analyse ne remplace pas votre conseil ; elle lui donne une base personnelle.
Les coachs et les studios peuvent-ils proposer un programme de gestion du poids avec analyse génétique ?
Les partenaires peuvent proposer des analyses lifestyle sur l’alimentation et le poids dans le respect des règles de leur pays. En Suisse, seuls certains professionnels de la santé peuvent prescrire de telles analyses (art. 40 OAGH), et l’échantillon de salive est prélevé en leur présence (art. 34, al. 3, LAGH). Les coachs et les studios y travaillent avec un tel professionnel.
Les compléments alimentaires doivent-ils faire partie du programme ?
Non, ils sont une composante facultative. Les compléments alimentaires personnalisés peuvent compléter l’apport en nutriments, mais ce ne sont pas des produits amaigrissants. L’étude interne de Novogenia sur l’alimentation fondée sur les gènes porte sur un régime alimentaire, et non sur un complément alimentaire.
Comment mesurer le succès de mon programme ?
Avec des mesures simples : poids, tour de taille, journal alimentaire et ressenti de votre client, ainsi que la question de savoir si le plan fonctionne bien au quotidien. Ces chiffres sont destinés à vous et à votre client. Dans la publicité, les allégations sur le rythme ou l’importance de la perte de poids sont exclues.

À lire aussi: Accompagnement et motivation : tenir dans la durée · Gestion du poids et gènes · Analyses lifestyle

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